L'image circulante

 

Armand Behar s'intéresse à l'usage de l'image dans notre société et plus spécifiquement à sa circulation. 

Dès les années 90 ses premières installations multi-écrans plongeaient le visiteur dans des dispositifs de mise
en circulation de formes ou de textes. 

A partir des années 2000 il décide  de se consacrer à la réalisation d'une seule et même oeuvre : Histoire d'une représentation.

Dans le premier volet d'Histoire d'une représentation Behar crée des dispositifs de mise en circulation de l'image d'un personnage mi-réel mi-fiction : O.Oswald. A travers des photos, des sites, des vidéos et une édition. Oswald se présente comme le salarié d'une entreprise : le Centre transfert.

Dans le volet II d'Histoire d'une représentation l'artiste crée des dispositifs de mise en circulation de l'image d'une presqu'île. Image récurrente que l'on voit dans des installations aux formats variés ou se côtoient objets du quotidiens, sculptures, films, photographies, dessins. Les spectateurs accèdent ainsi à un monde constitué d'une presqu'île qui concentre toutes les variétés de natures où l'architecture est moderne et les lieux administratifs, souvent souterrain, abritent une population qui se déplace en foule. 

Ainsi pour l'artiste chaque exposition est l'occasion de créer un nouvel accès à l'image, des manières différentes d'entrée dans un monde pour y découvrir ce qui le constitue. La circulation de l'image devient alors un moyen de créer des histoires.

The circulating image

Armand Behar is interested in the use of images in our society and more specifically in their circulation. 

As early as the 90s, his first multi-screen installations plunged visitors into a series of devices that put the visitor into a
in circulation of forms or texts. 

From the year 2000 he decided to devote himself to the realization of a single work: Histoire d'une représentation. In the first part of Histoire d'une représentation Behar creates devices to put into circulation the image of a character half real and half fiction: O.Oswald. Through photos, websites, videos and an edition. Oswald presents himself as the employee of a company: the Transfer Centre.

In part II of Histoire d'une representation, the artist creates devices for the circulation of the image of a peninsula. A recurring image that can be seen in installations in various formats where everyday objects, sculptures, films, photographs and drawings rub shoulders. The spectators thus gain access to a world made up of a peninsula which concentrates all the varieties of nature where the architecture is modern and the administrative places, often underground, shelter a population that moves in crowds. 

Thus for the artist each exhibition is an opportunity to create a new access to the image, different ways of entering a world to discover what constitutes it. The circulation of the image then becomes a means of creating stories.